Conclusion

La rédaction de ce guide a été motivée d’une part, par les évolutions récentes liées aux problématiques de gestion des données de la recherche dans le cadre d’une science ouverte, et d’autre part, par le regroupement et la réflexion interdisciplinaire des membres de réseaux de la MITI et d’Intituts CNRS.

Les réseaux métiers sont en effet particulièrement actifs et investis dans la veille technologique et la diffusion de savoirs nécessaires pour une bonne gestion FAIR des données. Grâce à leurs actions ils constituent le relais nécessaire pour diffuser les bonnes pratiques utiles pour le travail dans les laboratoires. En ce sens à travers les multiples séminaires et formations et ANF qui ont été organisés, on peut dire qu’ils sont vecteurs de bonnes pratiques et de diffusion du savoir dans la gestion des données de la recherche.

Eu égard au travail de soutien important dans la gestion des données, le groupe « Atelier Données » créé via la MITI a estimé intéressant et nécessaire de rendre compte des compétences et expertises présentes dans nos réseaux, sous la forme d’un guide de bonnes pratiques inhérentes aux données de la recherche.

Du fait des différentes approches, outils, concepts et vocabulaires entre nos différents métiers, nous avons retenu la solution fédératrice de relier nos actions aux étapes communément admises du « cycle de vie des données » auquel nous avons également ajouté une étape « Imaginer et Préparer » et « concevoir planifier », en les distinguant, pour bien prendre en compte les phases préparatoires de planification d’un projet. L’intérêt de cette représentation est de bien montrer toutes les étapes nécessaires pour aboutir à une publication des données, et les rendre réutilisables. Ainsi les données de la recherche pourront être mises à profit dans d’autres projets.

Le cycle de vie doit assurer aux données les meilleures conditions pour leur utilisation, leur archivage pérenne, et leur réutilisation pour d’autres besoins et d’autres projets que ceux pour lesquels elles ont été initialement constituées.

Outre des différences méthodologiques liées aux disciplines qu’on retrouvera dans les étapes 3 (collecter), 4 (traiter), 5 (analyser), les réseaux se retrouvent sur des concepts communs dès lorsqu’il faut préparer un projet (étapes 1,2), préserver les données (étape 6) ou publier et diffuser les données (étape 7).

L’originalité de ce document est qu’il rassemble la majeure partie de la production des réseaux métiers de ces dernières années, dans le cadre de la gestion des données de la recherche.

Ce document est donc un condensé des actions menées autour de la gestion des données de la recherche. Il est le fruit d’un travail collaboratif qui a consisté à collecter, sélectionner et mettre à disposition des ressources vers les actions phares des réseaux métiers, enrichis d’informations et de conseils.

Ce guide n’a pas la prétention d’être exhaustif, mais il illustre les thèmes de fort intérêt de ces dernières années menés par les réseaux métiers qui s’inscrivent dans la politique nationale liée à la science ouverte. Il sera complété au fil du temps par d’autres thèmes et actions d’intérêt organisés par les réseaux.

Les pratiques et conseils cités dans ce guide ne se substituent pas aux recommandations présentées par les agences de financement, les établissements, ou les instituts, …, mais sont là pour éclairer, accompagner les personnels de la recherche en charge de la gestion des données.

Il est clair désormais qu’il faut considérer la gestion de données comme une tâche à part entière dans les projets de recherche. On doit désormais anticiper comment les données seront acquises/collectées, stockées, diffusées et bien entendu respecter les réglements de manière à « ouvrir les données autant que possible, les fermer autant que nécessaire.

Le lecteur aura par ailleurs connaissance des infrastructures existantes. Il pourra se positionner sur les pratiques utilisées en fonction de sa discipline, et enfin faire appel et se rapprocher des réseaux métiers pour l’aider à une bonne gestion des données.

Nous espérons à travers ce guide apporter notre pierre à l’édifice pour une meilleure prise en compte du travail, consacré aux données de la recherche, pour qu’elles puissent être accessibles, bien documentées, réutilisables et donc réutilisées dans le cadre de la science ouverte.